Portal II – A Solar Observatory of Salt and Water

Un héliostat, conçu pour suivre la course du soleil, en redirige les rayons vers un miroir placé au sommet d’une tour. Celui-ci les renvoie vers une cavité au sol remplie de sel. De là partent d’autres rayons qui dessinent un cosmogramme, enregistrant la trajectoire du soleil et ses cycles.
Elisa Balmaceda associe des dispositifs solaires, conçus pour capter l’énergie ou diffuser la lumière, à des cosmologies ancestrales. En Amérique du Sud, des lieux sacrés andins, appelés huacas, sont reliés par des axes imaginaires, les ceques, souvent alignés avec des montagnes, des rivières ou des constellations. Ici, ces lignes sont orientées vers les montagnes environnantes : le massif des Diablerets, la Dent de Morcles, et la Cime de l’Est, et convergent vers une petite cavité remplie de sel. Le jour du solstice d’été, le soleil se lève au-dessus du massif des Diablerets.
L’œuvre est ainsi ancrée dans le territoire bellerin, par son ajustement aux sommets visibles depuis le parc et par la présence du sel en son centre, minéral emblématique des sols de la région. Conçue comme un instrument d’observation, Portal II – A Solar Observatory of Salt and Water évoque à la fois l’utilisation énergétique du soleil, son rôle astronomique et son lien avec la géologie, rendant visibles les liens entre le parc, le paysage et les astres.
En collaboration avec Luis Balmaceda

