Shine #4

Trois anneaux en acier inoxydable, imbriqués les uns dans les autres, reposent dans le parc. Bien qu’immobiles, leur rondeur parfaite évoque le mouvement : la sculpture a-t-elle dévalé le parc, avant de s’arrêter ici ? Les changements du ciel et des saisons affectent la surface brute des anneaux, qui reflètent alors plus ou moins la luminosité ambiante et créent un lien subtil avec le paysage qui les entoure.
Shine #4 utilise le vocabulaire traditionnel de la sculpture en plein air : monumentalité, abstraction et usage de matériaux industriels. Ici cependant, Lang/Baumann proposent une sculpture volontairement légère : chaque anneau possède une étroite ouverture, comme s’il pouvait être séparé des autres sans effort. L’absence de socle ou de fixation visible souligne encore cette impression. Et si, après un coup de vent, les anneaux pouvaient rouler un peu plus loin ?
Trois personnages ont façonné le parc de Szilassy : la mère, sa fille et le cocher. Les trois anneaux leur rendent hommage, tout en rappelant l’héritage artistique de la Triennale et en réagissant aux changements de lumière du parc.

