Ex-castanea

Au sol, autour d’un vieux châtaignier mort, sont posées quelques branches, comme si elles étaient tombées du tronc qui les surplombe. Des feuilles sont encore attachées aux branches, elles tremblent en continu, comme animées d’une volonté propre.
Les feuilles d’Ex-castanea frémissent par moments, grâce à de petits moteurs alimentés par des panneaux solaires, dans une illusion de photosynthèse. Toute l’énergie récoltée est dépensée pour imiter le vivant, questionnant ainsi la vanité du progrès : la technologie, même « propre », n’améliore rien, ne produit rien, elle ne fait que parodier un arbre sans remplacer sa fonction dans l’écosystème global.
Ex-castanea se fond dans le paysage tout en le perturbant légèrement. La technologie s’est infiltrée silencieusement dans le vivant, brouillant les limites entre l’organique et l’artificiel. À l’heure où la technologie est brandie comme une solution miracle à la crise écologique, Rachel Morend pose un regard critique sur sa présence dans nos paysages.

