Écosophia

Cercle blanc
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Guillaume Barth Écosophia
Datation: 2026
Technique: Millepertuis, arnica, molène bouillon blanc, couchette en bois

Un cercle jaune, un cercle blanc, un cercle bleu. L’œuvre de Guillaume Barth dans le parc est respectueuse, juste, minimale. En partant des plantes déjà présentes dans l’écosystème de Szilassy, l’artiste a choisi trois fleurs, le millepertuis, l’achillée et la campanule, afin de créer trois cercles de soin et de repos, ponctuant ainsi le parcours de trois pauses méditatives.

Ces trois fleurs ont également été choisies pour leurs propriétés. Le millepertuis, jaune, est anti-inflammatoire, cicatrisant et antiseptique. Surnommé herbe de la Saint-Jean, il a la réputation d’éloigner le malin si, récolté lors du solstice d’été, on l’accroche ensuite sur sa porte. L’achillée millefeuille, blanche, tire son nom du héros grec Achille, qui l’aurait utilisée pour soigner les plaies de ses soldats, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires. Portée à l’œil par les druides, elle permet la divination et, pourquoi pas, de voir au-delà des montagnes. Enfin, la campanule, bleue, est comestible et émolliente. Sa fleur en forme de clochette annonce les enchantements des elfes et des fées de la mythologie celtique.

Écosophia tire son nom de l’écosophie, un courant de pensée considérant l’homme non pas comme supérieur à son environnement, mais y appartenant au même titre que le reste du vivant. Guillaume Barth invite à rencontrer ces trois fleurs, reflets des génies du lieu, et à repenser notre rapport à la flore : des plantes de soin, qui nous soignent tout en exigeant, en retour, d’être soignées.